Collectivités membres

Descriptif sommaire du Centre de Valorisation des Déchets de BEAUCAIRE

1.1.1. Pesage

Un pont bascule hors sol assure la pesée des bennes en entrée de site. La reconnaissance des véhicules est réalisée par lecture de badges sans contact sur une borne. Une balise de détection de la radioactivité est placée en entrée de site

Un pont bascule identique, installé en fosse, assure la pesée de sortie de tous les véhicules apportant ou enlevant des produits quels qu’ils soient.

Le système de gestion des ponts est centralisé et assure le récolement entre pesées d’entrée et de sortie.

1.1.2. Traitement des déchets ménagers

Les BOM sont déchargées à même le sol sur une dalle étanche ce qui permet une vérification visuelle du contenu de la benne et élimination des monstres et autres indésirables.

Reprise des déchets au chargeur à godet pour alimenter une trémie d’alimentation du tube. La trémie est enterrée ; le fond est un tapis à écailles métalliques qui vient alimenter la trémie de chargement du tube de pré fermentation. L’introduction des déchets bruts dans le tube est assistée par un vérin hydraulique.

Les déchets sont maintenus environ 2 jours dans le tube de pré fermentation qui tourne à 1,5 tr/mn.

Les garnissages internes ( couteaux en implantation hélicoïdale) assurent l’ouverture des sacs ; l’homogénéisation de la charge dans le tube et une progression longitudinale de celle-ci dans le tube.

Au terme de leur séjour dans le tube les déchets chutent sur un tapis à écailles qui vient en alimentation d’un trommel qui crible les déchets à la maille ronde de 70mm.

Les refus (supérieurs à 70mm) sont triés pour séparer métaux ferreux, films plastiques légers et refus lourds.

Les passants tombent au sol sous le crible et sont repris au chargeur pour transfert dans un tunnel de fermentation (5mlx5mlx25ml) maintenu fermé une fois rempli. Le temps de séjour est de 3 semaines dans les tunnels. Pendant cette période les déchets sont régulièrement arrosés et aérés (2 caniveaux d’injection d’air en fond de chaque tunnel sur toute la longueur et rampe d’arrosage en plafond) : phase de fermentation accélérée.

Au terme des 3 semaines, le compost en cours de transformation est transféré par chargeur dans des casiers de maturation où ils demeurent encore 3 semaines avec arrosage et ventilation contrôlées par aspiration : phase de maturation accélérée.

A l’issue de la maturation, le compost est transféré par chargeur dans le bâtiment d’affinage : trémie de 20m3 en alimentation d’un crible à toile à mouvement alternatif pour élimination des indésirables de taille supérieure à 7mm. Puis passage dans une tour balistique à double tapis afin d'éliminer les petits inertes

le compost, a atteint la maturité ROTTEGRAD IV et peut être stocké en andains en attente de commercialisation.

1.1.3. Traitement des déchets végétaux

Les déchets végétaux sont reçus sur plateforme extérieure. Ils sont broyés (broyeur à marteaux) pour atteindre une granulométrie adaptée au compostage.

Ils sont ensuite entreposés dans des casiers de fermentation, similaires aux casiers de maturation du RESTE, pour 4 semaines. Pendant cette période, ils subissent des arrosages et des périodes d’aération forcée afin de maintenir les conditions optimales de travail des bactéries. Au terme de ces 4 semaines, le produit partiellement composté est transféré dans des casiers de maturation situés en vis-à-vis des casiers de fermentation et de même gabarit pour un nouveau séjour de 4 semaines. Le produit est ensuite apporté en affinage sur cribble rotatif mobile. Les refus de compostage sont normalement recyclés (objectif assurer une bonne dégradation de la lignine) et périodiquement renvoyés sur le tube de pré fermentation (pour assimiler les refus aux refus sur le RESTE).

Le produit passant est entreposé sur l’aire de stockage en attente de commercialisation.

Toutes les manutentions sont réalisées au chargeur à godet de 5m3.

1.1.4. Tri des déchets de la collecte sélective

Le flux principal est un flux d’emballages ménagers issus de la collecte sélective mise en place sur le territoire du SRE : sacs jaunes ou bacs de tri.

Les déchets sont déversés par BOM dans des boxes constitués de murs béton mobiles. Ils sont repris par un élévateur à bras télescopique muni d’un godet pour assurer le chargement d’un alimentateur ouvreur de sacs : trémie de 25m3 avec tapis à écailles en partie basse. Un ouvreur des sacs à griffes est implanté en sortie de tapis. Les sacs sont déversés avec leur contenu sur un tapis de reprise, lequel alimente un séparateur balistique : plan incliné avec lames métalliques ayant un mouvement alternatif provoquant un mouvement de descente progressive des corps creux (par effet de rebond) et de montée des corps plats.

Les 2 fractions ainsi isolées alimentent chacune un tapis de tri sur lequel on réalise une séparation manuelle des différents matériaux à valoriser.

Les journaux magazines, les cartonettes, les différents plastiques tombent par gravité dans des casiers en béton. Lorsque les quantités de déchets de telle ou telle fraction sont suffisantes, on procède à une campagne de mise en balles : les matériaux sont poussés sur un tapis alimentateur installé au fond d’une fosse. Le tapis vient en alimentation d’une presse hydraulique à canal horizontal qui forme des balles de section 1m x 1m et de longueur variable selon la nature du matériau concerné.

Les balles sont reprises au chargeur télescopique, cette fois muni d’une pince, en sortie de la presse à ballés et entreposées le long de la paroi du bâtiment d’où elles seront reprises de la même façon lorsque l’organisation d’un transport sera justifiée.

Les refus de tri tombent par gravité dans des caissons qui sont régulièrement renouvelés en fonction de leur niveau de remplissage.

Les métaux sont séparés par Overband à aimant permanent sur le tapis des corps creux. Ils sont compactés par une presse à paquets et récupérés dans un caisson de 10m3 en attente d’enlèvement.

1.1.5. Traitement de l’air vicié

Le traitement de l’air vicié est assuré :

  • Pour le bâtiment de Réception et la halle de maturation du RESTE : par aspiration en continu et passage sur biofiltre.
  • Pour les tunnels de Fermentation sur le RESTE : par lavage en colonne à garnissage, avec réactif, puis passage sur biofiltre.
  • Pour le local d’affinage et la halle de compostage des déchets végétaux : par aspiration en dessous des tas en fermentation et insufflation à travers les tas en maturation qui font office de biofiltre.

Le biofiltre est couvert et régulièrement arrosé ; le média filtrant (tourbe) est périodiquement renouvelé, afin de contrôler en permanence son efficacité.

L’unité est implanté en zone industrielle sur un terrain de 25 000 m2 et comprend 10 000 m2 de bâti.

Elle emploi 20 personnes à temps plein et peut traiter :

  • 40 000 tonnes de Reste ( poubelle grise)
  • 4 500 tonnes de propres et secs et JMR
  • 5 000 tonnes de cartons et DIBC
  • 8 000 tonnes de végétaux