Collectivités membres

La réussite des choix de traitement des déchets ménagers par compostage, passe par l’obligation d’obtenir un compost qui réponde, à minima, à la nouvelle norme NFU 44-051.

Cela suppose qu’une surveillance accrue doit être développée sur la qualité des différents déchets que l’on apporte dans le procédé.

Pour y parvenir, Sud Rhône Environnement a cherché à développer un certain nombre d’actions en aval de la collecte, afin de parvenir à une qualité d’intrants la meilleure possible.

Outre la collecte sélective des emballages ménagers, qui répond non seulement à des obligations règlementaires mais également à une logique de valorisation par réutilisation, il y avait lieu de mettre en place un cercle vertueux dans le tri des déchets.

Dans un premier temps :

Comme tout un chacun, SRE a incité les collectivités membres à développer le réseau de déchèteries sur le territoire. Celles-ci reçoivent notamment :

Les DMS

Les DEEE

Les piles

Les cartouches d’encre usagées.

Les huiles usagées minérales

Dans un deuxième temps :

Un technicien « qualité compost » a été recruté, afin d’analyser la composition de la poubelle grise (que nous appelons ResTE – Résidus de Tri Effectué-), et de mettre en place les actions de communication envers la population et de sensibilisation des collectivités, à la qualité des intrants.

Les 1° analyses avaient démontré que plus de 40% du volume de la poubelle grise (tout habitat confondu) était encore des emballages.

Mais également plus de 5% d’indésirables polluants et notamment des piles.

Parallèlement le phénomène DASRI a pris de l’ampleur notamment dans la collecte sélective.

Troisième temps :

  • Intensification du réseau de points de collecte des piles en mettant à disposition des petits commerces (tabac-journaux, photographes ) et plus récemment des écoles primaires, des boites de récupération des piles qui sont vidées un fois par mois dans le cadre d’une tournée en régie.

  • Mise en place de la récupération des cartouches d’encre laser et jets d’encre dans les écoles et les administrations, renforçant ainsi la collecte existante dans les déchèteries depuis 2002.
  • Mise en place avec le réseau des pharmaciens du syndicat, de la collecte des DASRI pour les personnes en auto-médication.

En Quatrième temps :

Mise en place d’un protocole de caractérisation et de contrôles visuels des arrivées au Centre de Valorisation des Déchets, afin de sensibiliser les ripeurs sur le refus nécessaire de certains déchets présentés à la collecte (petits encombrants, bâches plastiques, matelas mousses …).

Reste à faire :

La plus grosse problématique vient des déchets de certains professionnels ( artisans-commerçants) qui n’ont pas la nature requise pour le compost ( peu ou pas de fermentescible).

Il est actuellement difficile de faire concevoir aux collectivités membres que ces déchets devraient être collectés séparément et traités à part.

Néanmoins, nous nous trouvons devant la difficulté d’organiser un service où il existerait des producteurs de bons déchets et des producteurs de mauvais déchets.