Collectivités membres

Le comité de développement du compost urbain est constitué de :

  • Des élus de la collectivité
  • Des représentants du délégataire de service Public ayant en charge l’exploitation de l’unité
  • Des représentant du monde agricole (chambres d’agriculture des 2 départements concernés)
  • Des représentant des syndicats professionnels d’agriculteurs potentiellement utilisateurs (arboriculteurs, vignerons)

Le but essentiel du Comité est de vaincre les freins psychologiques qui subsistent sur l’utilisation des composts urbains, les agriculteurs ayant trop souvent été confrontés à des produits de mauvaise qualité. Cela implique, donc, une réflexion approfondie sur la méthodologie à appliquer.

Reste, cependant, la problématique de la « concurrence » avec les deux autres composts majoritaires (déchets verts et boues de station d’épuration). Ici, aussi, il appartient de faire comprendre que le produit étant différent, il répond à des besoins différents.

La mise en place de ce Comité de Développement répond à une volonté rationnelle de professionnaliser la filière de compost urbain, s’appuyant sur trois constats :

  • Répondre à minima à la norme NFU 44-051
  • Volonté affichée de vendre le compost qui est un véritable produit
  • Mettre en place un accompagnement de la mise en œuvre auprès des utilisateurs.

Le Comité s’est fixé trois objectifs:

  • Agir pour la reconnaissance du compost urbain, ce qui implique de :
    - Valider la philosophie de base et l’adapter aux demandes générales des utilisateurs
    - Définir ou valider les principes de communication à développer.
  • Recueillir des données pour définir les contraintes majeures des utilisateurs.
    (Cette phase s’effectue en partenariat avec ECOVAL 30 et les agriculteurs ayant accepté de participer à des tests en situation.)
  • Etablir une charte, garant de qualité, qui crée des objectifs réalisables et permette aux utilisateurs potentiels de faire «labelliser » leur culture.

La difficulté essentielle est de trouver des organismes fédérateurs (à l’exemple du CERAFEL) qui adhère à notre démarche.

En tout état de cause, le Comité se veut un outil de vulgarisation du compost urbain afin de démontrer que notre démarche de valorisation correspond non seulement à une réponse alternative en matière de traitement, mais également à un besoin des professionnels.

Depuis deux ans, le CODECOM suit la mise en œuvre d'une série d’essais en pleins champs, en partenariat avec les chambres d’agriculture du Gard et des Bouches du Rhône et la station expérimentale des fruits et légumes (SERFEL)

DEFINITION DU TERME GENERIQUE RELATIF

AU COMPOST URBAIN

Comme cela a été évoqué à maintes reprises, il apparaît indispensable de définir un terme générique pour le produit issu du procédé industriel de valorisation de la poubelle grise.

A l’instar des Collectivités qui doivent renommer les déchets à collecter, le CODECOM a trouvé un terme générique ayant pour but :

  • D’éviter les déclinaisons plus ou moins précises du produit issu du procédé.
  • D’effacer le côté négatif du compost issu de la poubelle grise.
  • De préparer la déclinaison commerciale du compost par le producteur.
  • De se démarquer d’une simple stabilisation avant enfouissement.

Ce terme doit, à terme, être reconnu de tous : techniciens, grand public, administrations, utilisateurs.

Il devait rappeler que nous sommes en présence :

  • D’un amendement organique,
    • Issu de Déchets Ménagers triés à la source,
    • Dans un but de valorisation maximale.

Etaient à proscrire, les mots : ordures brutes – déchets municipaux et, dans une moindre mesure, poubelle.

Quelques idées émises:

  • Compost Urbain
  • Compost de valorisation organique
  • Bio-compost ménager
  • Compost de déchets valorisables
  • Compost de déchets non ultimes.

A l’issue de cette réflexion, il a été décidé de parler d’Eco-Compost Ménager, ce qui justifie le nom de CODECOM (Commission de Développement de l’Eco-Compost Ménager)