Les études et essais agricoles

A ce jour, 7 collectivités adhérentes ont contractualisé avec une chambre d'agriculture pour accompagner les utilisateurs des composts dans une démarche de suivi de qualité et de bonne pratique.

Par ailleurs des conventions d'expérimentations agronomiques se poursuivent afin de développer la connaissance des effets positifs des composts sur les itinéraires culturaux des agriculteurs locaux utilisateurs de nos composts.

Enfin la FNCC mène régulièrement des études visant à affiner les connaissances des différents débouchés possiblespour les autres matières que le compost (refus notamment).

La présente rubrique, diffusera au fur et à mesure des résultats, les informations qui lui seront transmises.

Transformation des refus en CSR

Dès 2014, la FNCC a commandé une étude de faisabilité pour l'utilisation des refus de tri-compostage comme combustible solide de récupération.

Menée par Michel NOUGARET, avec le soutien financier de l'ADEME, cette étude conclue à la forte possibilité de transformation des refus légers, fortement composés de plastiques, en CSR.

"Plusieurs caractéristiques physico-chimiques des refus de tri-compostage ont été mesurées pour les comparer aux exigences des utilisateurs de CSR, et ce pour deux types de refus :

- les refus primaires issus de la préparation des déchets avant compostage,

- les refus d'affinage issus de la purification des composts après fermentation.

Globalement en l'état actuel de leur production, ils ne sont pas conformes pour la majorité des critères mesurés, mais les refus sont très divers et on peut distinguer les tendances suivantes, avec une très faible variation saisonnière :

 

Les essais en basse Provence

Le Syndicat Mixte Sud Rhône Environnement basé à Beaucaire, a tenu à mettre en place dès 2008, un protocole d'essais sur plusieurs cultures typiques de la région.

C'est ainsi qu'entre 2008 et 2012 ont été suivies les incidences des apports de compost issus du tri-compostage d'ECOVAL30 sur:

  • La vigne (avec mini vinification au terme de l'expérience)
  • Le riz et le blé, en alternance de 2 ans
  • Les pêches et nectarines

En partenariat avec le Centre de Recherche sur les Fruits et Légumes, le Centre Français du Riz et les Chambres d'Agriculture du Gard et des Bouches-du-Rhône, l'expérimentation a donné des résultats rassurants et prometteurs, apportant la preuve qu'aucun transfert d'ETM (éléments traces métalliques) n'était contaté dans les fruits ou les plantes.

Par ailleurs, les sols viticoles, fortement pollués par le cuivre après plusieurs decennies de sulfate de cuivre, ont retrouvé une vie microbienne satisfaisante sur la parcelle amendée.

Ce qui prouve que l'apport de matière organique permet au sol de revivre normalement.

Lire le rapport de synthèse ici