Le 5° Colloque de la Fédération s’est déroulé les 16 et 17 novembre 2016 à St Méen-Le-Grand (35) où nous étions accueillis par le Smictom Centre-Ouest 35.

Le 16 Novembre 2016

La visite de l’UVO de Gaël, réalisée sous un temps pluvieux, a néanmoins permis de constater qu’au fur et à mesure que le temps passe, la qualité et les performances des équipements s’améliorent, permettant d’obtenir des composts de très bonne qualité.

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La visite commentée de manière claire et précise par Anthony JUBIN, a passionné la cinquantaine de visiteurs qui s’étaient inscrits à cette dernière. Elus, techniciens, industriels, ont chacun trouvé une réponse à leur problématique spécifique, ce qui permettra de faire progresser la filière.

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Nul doute que cette unité, qui a connu bien des vicissitudes avant sa mise en exploitation, sera bientôt un point de visite demandé.

Le 17 novembre 2016

La journée de débat s’est ouverte sous d’excellent auspices, puisque plus de 100 participants avaient répondu présents à notre invitation.

Vous pouvez télécharger les actes en cliquant sur le lien ci-dessous. Les codes d'accès (identifiant et mot de passe) vous ont été transmis avec la liste des participants.

>> Téléchargement des actes du colloque, cliquez ici.

Après les allocutions d’usage, marquée par la présence du Vice-président de la région BRETAGNE, Thierry BURLOT, les différents ateliers ont suivi le fil thématique de la journée, à savoir la qualité.

Le premier atelier nous a permis de constater qu’il n’y avait pas de petite idée, et que chaque tentative d’amélioration du procédé, même insignifiante, peut avoir des conséquences louables sur la qualité de nos composts. Les expériences pragmatiques du Sictom du Marsan (Romain PARDES) et de Valor3e (Vincent VERON) ont été la parfaite illustration qu’avec un peu d’imagination et quelques équipements supplémentaires, il est possible de réduire de manière très satisfaisante les petits indésirables qui sont dans le composts.

atelier1      L’intervention de Vincent LE BLAN a de son coté, été l’occasion de présenter dans le détail, les axes de développement du référentiel qualité TERROM, élaboré   conjointement par la profession.
     La démarche volontaire sur laquelle ce référentiel s’appuie, en fait un outil de progrès pour chaque UVO.

Même si certains auditeurs, se sont inquiétés d’un risque de décrédibilisation de la norme, l’ensemble de la salle a salué cette initiative, qui ne peut aller que dans le bon sens.

 

 

Le second atelier, plus axé sur les attentes des utilisateurs, a conforté le sentiment que l’acceptation des composts passait essentiellement par les partenariats actifs que l’on peut mettre en place avec les agriculteurs.
Le retour d’expérience sur le suivi des composts en plein champs, mené par la Chambre d’Agriculture des Landes, a conforté le fait que les ETM ne migraient pas vers la plante, que le bienfait agronomique pour le sol n’est remarquable qu’au bout de 4 à 5 années, et que le bilan économique pouvait rapidement devenir positif.
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    Ces informations satisfaisantes n’ont pas empêché un utilisateur régulier (M.KANDOORP) de nous rappeler que la qualité du compost c’est aussi, son odeur, sa stabilité et son taux d’humidité. Avec des illustrations simples, cet agriculteur a su faire prendre conscience des contraintes qu’il devait gérer lorsque le produit ne répondait pas à ces caractéristiques.

atelier3   Enfin, la table ronde de l’après-midi a réussi le difficile exercice d’imaginer le futur de la filière, en abordant, non seulement les freins techniques et comportementaux actuels, mais     également les axes de progrès industriel ou de conception qui stabiliserait une filière trop souvent décriée à tort.
   La vision prospective d’un bureau d’étude ( Nicole FRUTEAU), confronté aux exigences règlementaires et à la pression médiatique ou populaire, la définition idéale du déchet à traiter ou la perception des contraintes mécaniques des outils qui deviennent de plus en plus complexes, déclinée par l’exploitant (Frédéric FAGES), ont illustré les difficultés qui attendent la filière dans les années à venir.
  La tentative de solution, visant à extraire par tri optique la matière organique avant tout traitement préalable, et présenté par Antoine BOURELY, (Directeur de recherche et développement) a soulevé de nombreuses questions tant du point de vue technique, que sur la philosophie avancée.





Pour clôturer cette journée studieuse, Philippe CHEVREL (président du Smictom Centre-ouest 35) et Serge BLACHE (Président de la FNCC) ont eu la lourde tâche d’en faire la synthèse.
Si le premier a constaté que les UVO ont un avenir certain dans le développement coordonnées des filières de traitement des déchets, en recherchant sans cesse la valorisation maximale, le second croit en un nouveau départ car pour lui, nous avons trouvé la bonne adéquation entre l’usager, le contribuable et les décideurs que sont les élus.

Le 10 novembre, la certification labellisanteterrom mini a vu le jour officiellement.

Notre dépliant synthétique est

Ce référentiel qualité, élaboré par les professionnels et les maitres d'ouvrages du tri-compostage et du tri-méthanisation-compostage Vise à assurer une démarche de qualité sur les composts issus des déchets ménagers.

Il inscrit la démarche dans la continuité et instaure le principe d'amélioration continue

Vous pouvez consulter le cahier des charges ICI.

N'hésitez pas à prendre contact avec nous pour plus de détails.

 

Le but de la FNCC est de regrouper l’ensemble des données techniques existantes en France sur ce procédé de traitement et de diffuser les informations auprès de ses adhérents, des pouvoirs publics afin qu’ils en reconnaissent le bien fondé et des utilisateurs potentiels (monde agricole notamment) dans un souci de transparence.

Le principe du tri compostage consiste à traiter les déchets ménagers résiduels collectés auprès des administrés, en extrayant le maximum de matière organique.
Cette technique ne nécessite pas la mise en place d'une collecte séparative de la fraction fermentes cible.
En revanche, la partie fermentation/maturation peut s'effectuer avec ou sans mélange de végétaux broyés, les résultats obtenus en terme de qualité de composts étant pratiquement identiques.

La règlementation devenant de plus en plus restrictive en ce qui concerne les indésirables, les collectivités s'obligent à mettre en œuvre les techniques de tri-compostage les plus performantes. L'objectif premier étant de produire un compost de grande qualité agronomique conforme à minima à la norme NFU 44-051.

Une assemblée ouverte vers l’avenir

C’est devant plus de 40 personnes que le Président Serge BLACHE a ouvert l’Assemblée Générale 2016 qui s’est déroulée le 16 Novembre dernier à ST Méen-le-Grand.

L’ensemble des participants n’oubliera pas l’accueil chaleureux du Président du Smictom Centre-Ouest 35, Philippe CHEVREL accompagné d'Hubert GUINARD, ainsi que de la visite de l’UVO de Gaël, nouveau fleuron de la filière.

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Les débats de l’assemblée, riches en interventions pertinentes de la part des élus et des techniciens, a permis de dessiner des pistes d’actions pour un avenir studieux et qualitatif.

On retiendra les points majeurs suivants :

  1. Plus de 90% des analyses réalisées sur l’ensemble des UVO en fonctionnement, sont conformes à la Norme.
  2. Le lancement du référentiel TERROM, élaboré en partenariat avec la FNADE et METHEOR, est un excellent outil d’assurance qualité, qui confortera la filière dans sa volonté d’aller toujours au mieux de ce qui se fait en matière de composts.
  3. La période pré-électorale qui s’ouvre est une excellente fenêtre d’opportunité pour interpeller l’ensemble des candidats à la députation, afin qu’ils prennent en compte les spécificités de la filière, ainsi que les progrès techniques de cette dernière.
  4. Il y a nécessité à rester vigilant dans les discussions relatives à la norme NFU 44-051, car les velléités de suppression de notre filière dans le tableau des intrants, reste forte.
  5. La Fédération défendra l’intérêt de ses adhérents en déférant les 2 cahiers des charges « papiers » et « emballages » au Conseil d’Etat, afin de faire rétablir les soutiens au compostage.

C’est, cependant, sur une note optimiste que l’ensemble des adhérents a clôturé l’AG, en se persuadant que l’ensemble des actions menées depuis 3 ou 4 années commencent à porter leurs fruits, ce qui se traduit par un intérêt croissant d’autres collectivités, qui s’intéressent à nos débats et envisagent de rejoindre la Fédération pour une action commune plus forte.

Cela fait dix ans que la FNCC défend les collectivités qui ont choisi la voie du tri-compostage (improprement appelé TMB).

Nous rejoindre, c'est s'unir pour démontrer que l'article 70 de la LTECV est inadapté à la valorisation organique des déchets. Contactez-nous: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pensée et créée pour conforter une filière de traitement en renaissance et garantir le retour à la terre de la matière organique, la FNCC a œuvré pendant 10 ans à comparer les meilleures techniques industrielles visant à la production d'un compost de qualité.

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